Comment se porte l'Océan ?

L’Océan subit l’impact des activités humaines

Pollution, surexploitation, diminution de la biodiversité, destruction des zones côtières, des zones pélagiques et des écosystèmes marins abyssaux, réchauffement global et acidification de l’eau. Les impacts sur la biodiversité, la sécurité alimentaire et sanitaire, l’emploi et les ressources économiques sont très importants.

Industrialisation, urbanisation, augmentation de la population humaine mondiale, modes de production et de consommation non-durables, disparités Nord/Sud, augmentation de l’empreinte écologique…

  • Conséquences et perspectives d’avenir :
  • Impact écologique et environnemental: modification des écosystèmes et de l’équilibre écologique fondamental,
  • Impact social: sécurité alimentaire, santé, emploi, pauvreté, catastrophes naturelles et leurs conséquences, réfugiés environnementaux…
  • Impact économique: disparition de ressources vivantes exportables, pertes des bénéfices financiers résultant du tourisme, coût de la restauration des habitats naturels, dépenses liées aux catastrophes naturelles…
  • Impact politique : conflits sur le partage des ressources (eau, terres, nourriture…), instabilité économique…
Quelques exemples

Quelques exemples

Les activités en mer telles que les exploitations minières, le transport, la pêche et les navires de croisière rejettent de grandes quantités de substances toxiques dans l’Océan. Les marées noires touchent principalement les couloirs de navigation où elles polluent les plages et nuisent aux populations de poissons, de crustacés, de coquillages et d’oiseaux.

Mais la plus grande partie des déchets et des polluants qui rejoignent l’Océan est produite à l’intérieur des terres. Les engrais et les pesticides utilisés dans les exploitations agricoles, les gaz d’échappement émis dans les rues et sur les axes routiers, les eaux usées et les déchets des villes, se répandent dans les bassins versants, où ils gagnent les cours d’eau, et finissent dans l’Océan.

Les rejets dans l’atmosphère par les industries ou les transports sont une autre source importante de pollution venue des terres… Une fois émis, beaucoup de composés chimiques (cuivre, nickel, mercure, cadmium, plomb, zinc et composés organiques synthétiques) restent dans l’air durant des semaines, voir plus. C’est par le biais des vents qu’ils voyagent et retombent dans l’Océan. Tous ces polluants sont ensuite redistribués autour du monde par les courants marins, et peuvent avoir des impacts loin de leur source d’émission.

La pollution de l’Océan entraîne des changements physiques et écologiques, dégrade les habitats et influe sur la santé des espèces marines. L’eutrophisation est causée par un excès de nutriments, comme l’azote et le phosphore, évacués dans la mer par les exploitations agricoles en même temps que les eaux usées. Elle provoque une surproduction d’algues. Quand les algues meurent, les bactéries qui décomposent leurs restes utilisent une grande partie de l’oxygène présent dans l’eau, ce qui provoque la mort d’autres organismes, dont les poissons. Les pollutions ont des conséquences sur les hommes en causant des problèmes de santé (provoqués par les bains de mer ou la consommation de produits de la mer), les pertes économiques (ressources vivantes impropres à la consommation, diminution des bénéfices du tourisme, augmentation des dépenses liées aux problèmes de santé, à la gestion des zones côtières et aux problèmes sociaux…).

La dégradation des pêcheries et ses conséquences

La dégradation des pêcheries et ses conséquences

La surexploitation des zones de pêche menace l’Océan mondial. Pendant des décennies, les flottilles de pêche commerciale ont capturé en quantité des poissons et des formes de vies marines, à tel point que certains stocks de poissons sont aujourd’hui en déclin ou même en train de disparaître. La capacité limitée de reconstitution des populations sauvages rend difficile la restauration de ces stocks. D’autres problèmes sont liés à l’aquaculture, comme l’utilisation abusive d’espèces sauvages pour nourrir les espèces d’élevage, la pollution et l’invasion biologique.
Les ressources vivantes marines souffrent également de la pollution, de la dégradation et de la destruction de leur habitat, de techniques de pêche non-durables et destructrices (chalutage, usage de poisons, etc.) et des changements climatiques mondiaux. Le tourisme (pêche sportive, plongée sous-marine, commerce de « souvenirs » créés à partir d’espèces menacées…) et la capture d’espèces sauvages pour l’aquariologie sont aussi des menaces pour les ressources vivantes et la biodiversité marine.
Arrivés à un point culminant, la quantité des prises a chuté progressivement, en dépit d’une flottille de pêche mondiale dont la taille ne fait qu’augmenter. La diminution des stocks de poissons dans l’hémisphère Nord a eu pour résultat visible un exode des grandes flottilles de pêche vers les eaux relativement moins exploitées du sud, ce qui a entraîné la mort de la petite pêche artisanale et un afflux des ressources du Sud pauvre vers le Nord riche.
Les conséquences de cette chute du secteur de la pêche sont multiples – économiques, sociales et environnementales – comme par exemple la menace pesant sur la sécurité alimentaire des sociétés fortement dépendantes du poisson, la perte de ressources vivantes et de la biodiversité, des problèmes de santé (engendrés par des denrées issues de la mer contaminées), la famine et le chômage.

La dégradation des écosystèmes côtiers et ses impacts

La dégradation des écosystèmes côtiers et ses impacts

C’est sur les écosystèmes côtiers que l’impact de l’Homme est le plus important. Les activités humaines qui conduisent à des problèmes environnementaux sur les côtes augmentent en même temps que la densité des populations qui y sont établies: construction et développement des rivages (urbanisation, aménagements touristiques, ports…), activités à l’intérieur des terres (agriculture, déforestation, industrialisation, barrages sur les rivières…), surexploitation des ressources vivantes côtières, et impact du tourisme. Plus la population est importante sur la pression est forte sur les zones côtières.

Cela a eu pour résultat une augmentation du volume d’eaux usées d’origine domestique et industrielle, la multiplication de sites d’enfouissement des déchets et une érosion des lignes de côtes due à la construction d’infrastructures et au développement des rivages. Les paysages et habitats naturels sont modifiés, bouleversés et détruits.

La pollution provoque une perte de la biodiversité altère les conditions de vie, les chaînes alimentaires et tous les écosystèmes marins. Les lagons et les eaux côtières sont « conquis », les récifs sont endommagés par la pêche et le tourisme, les marais sont asséchés, les plaines inondables près des estuaires sont aménagées et voient leur surface se réduire, les mangroves sont coupées pour leur bois et pour faire place à l’aquaculture. Les stocks de poissons, l’eau douce, les sols et les sables des plages sont souvent surexploités.
Les conséquences sont : une perte de ressources, particulièrement dans les pays en voie de développement, des problème de santé et d’accès à l’eau, un impact économique et social lié à la perte de revenus et d’emplois (industrie de la pêche, tourisme, augmentation des coûts de gestion des zones côtières), etc…

Les changements climatiques : leurs causes et leurs conséquences

Les changements climatiques : leurs causes et leurs conséquences

Les scientifiques observent aujourd’hui une augmentation significative de la température moyenne de l’atmosphère terrestre. Ils s’accordent sur le fait que ce phénomène est lié à de plus grandes concentrations atmosphériques en gaz à effet de serre provoquées par les activités humaines. Les premières causes humaines d’émission de CO2 sont l’utilisation de combustibles d’origine fossile (principalement pétrole, charbon et gaz) et la déforestation.
Même une hausse continue, mais modérée, de la température provoque la fonte des calottes glaciaires et des glaciers, l’altération des lignes de côte et la modification du flux des courants… Les conséquences sont une augmentation du niveau de la mer (principalement parce que les océans vont se dilater à mesure qu’ils se réchaufferont), une modification des modèles climatiques et une augmentation de la fréquence des événements climatiques extrêmes.
Les scientifiques s’attendent à ce que les populations humaines et la nature subissent d’énormes traumatismes. Les espèces océaniques et terrestres devront s’adapter, migrer ou disparaître. Les écosystèmes seront profondément modifiés. Pour l’humanité, les conséquences possibles sont: des changements au niveau des ressources en eau, le déplacement de populations fuyant les inondations de leur ville ou de leur village, la perte de terres et de ressources naturelles sur les zones côtières, un impact sur l’agriculture et le secteur de la pêche (sécurité alimentaire), un impact sur la santé humaine (développement de maladies), la dégradation ou la destruction des infrastructures construites en zone côtière (villes, industries, installations portuaires, aménagements touristiques…), une augmentation de la pollution suite aux inondations et à la destruction des infrastructures. Les conséquences sociales, économiques et environnementales seront considérables.

Les limites de la législation internationale et les conventions pour la protection des océans

Les limites de la législation internationale et les conventions pour la protection des océans

La Zone Economique Exclusive, ou ZEE, fait référence aux eaux côtières qui s’étendent jusqu’à 200 milles nautiques au large. Celles-ci tombent sous la juridiction et le contrôle de l’Etat qui les borde. Les 10 plus grandes Puissances Territoriales (qui possèdent la plus grande ligne de côtes) sont les Etats-Unis, la France, l’Australie, la Russie, le Canada, la Chine, le Brésil, l’Indonésie, l’Inde et la Nouvelle Zélande. Le reste des océans et eaux profondes est libre d’exploitation pour tous les pays à condition que ceux-ci respectent la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer. Dans le domaine politique, un grand nombre d’initiatives ont été prises durant la dernière décennie, mais la plupart d’entre elles peinent à répondre à leurs objectifs et à être appliquée de façon coordonnée. Le manque de volonté politique et de moyens de contrôle en est la première raison. La plupart des pays en voie de développement connaissent également des tensions économiques et sociales, et sont contraints de donner une priorité relativement basse à la protection de l’environnement et à la conservation des ressources naturelles, même si cela pourrait compromettre un développement durable à long terme.

Faits et chiffres

sur la santé de l’Océan