
Il y a 200 ans, nous avons créé une nouvelle société basée sur le progrès industriel. Mais malgré les avancées extraordinaires qui ont été accomplies, le système économique dans lequel nous vivons aujourd’hui est à bout de souffle, notamment car nous n’avions pas anticipé le fait que notre planète a une taille et des ressources limitées, mais nous ne le pouvions pas à l’époque. Ceci nous a menés à la crise environnementale, économique et sociale actuelle.
Nous avons à présent établi les constats nécessaires sur l’état du monde et de notre planète. Il est temps désormais de réagir et de transformer cette crise en une opportunité pour réinventer un nouvel avenir. Et nous, spécialistes de l’océan, nous croyons fermement qu’une grande partie de la solution viendra de la mer.

© Nausicaa, Bincteux, Neographic
L’Océan, couvre près des trois-quarts de la surface du globe. Bordé par environ 550 000 km de côtes, c’est le berceau de la vie et il est à la base de tout l’équilibre naturel de la Planète. Il abrite des millions d’espèces, du micro-organisme à la baleine, offre des ressources vivantes et minérales indispensables aux hommes, régule le climat, intervient dans le cycle de l’eau, produit la moitié de l’oxygène de l’air que nous respirons, et recycle les éléments nutritifs … c’est l’ultime espace à explorer, à découvrir, incroyablement riche de potentialités.
Imaginez des énergies renouvelables provenant des vagues ou des courants marins ou encore un navire hybride utilisant les mouvements de la houle pour se propulser ; songez à des réacteurs à micro algues pour extraire le CO2, déjà présent dans l’atmosphère. Représentez-vous un réseau mondial coordonné d’aires marines protégées qui permettent de repeupler l’océan pour nous nourrir, mais aussi de développer des activités touristiques à la fois rentables et durables; ou encore des récifs coralliens servant de digues naturelles pour protéger les côtes ou de vastes marais côtiers pour épurer et recycler l’eau. Imaginez aussi un modèle d’aquaculture enfin indépendant des ressources naturelles, permettant aux consommateurs de bénéficier durablement de nourriture abondante. Songez à ces substances nouvelles qui pourront être extraites des organismes marins pour soigner les maladies dans le futur.

© Nausicaa, Bincteux, Neographic
Imaginez que tous ces bienfaits, à l’origine d’économies prospères et de millions d’emplois basés sur le développement durable, soient répartis équitablement sur notre planète. Alors, vous aurez imaginé la Blue Society.
La Blue Society, c’est penser que les océans ont un immense potentiel et qu’ils nous offrent des opportunités pour vivre mieux. La Blue Society, c’est exploiter l’océan en bénéficiant des intérêts sans entamer le capital. C’est également croire à l’imagination des hommes, au partage d’expérience et au développement. C’est croire à l’équité, au rôle décisif des citoyens, et à un mode de pensée commun que l’on pourrait baptiser l’océanité. Enfin, c’est croire à nouveau à l’innovation, à la créativité, au progrès et à la prospérité pour tous.
Pour réaliser cela, nous devons mettre en place une gouvernance efficace avec la participation de tous les partenaires.
Le projet Sea for Society a pour objectif de consulter et d’impliquer chercheurs, décideurs politiques, acteurs économiques et représentants de la société civile à travers le dialogue, l’apprentissage mutuel et une action commune autour d’une nouvelle façon d’appréhender la mer et les océans, celle de la "Blue Society". La "Blue Society" doit allier la volonté et le besoin de développement dans un respect de durabilité au respect des ressources.
Financé par la Direction Générale (DG) de la Recherche et de l’Innovation de la Commission Européenne, ce projet permettra à la DG Recherche et Innovation de mieux identifier les thèmes de recherche et les modes de gouvernance innovants à mettre en place dans le cadre d’une gestion durable des océans. L’objectif est de définir les bases d’une "Blue Society" qui repose sur un environnement sain et pourvoyeuse d’économie, de bien-être et d’emplois durables.

Cliquez ici pour voir la vidéo du projet sea for Society
Calendrier
Le lancement du projet a eu lieu à Boulogne-sur-Mer à Nausicaà les 6, 7 et 8 juin 2012 avec la phase de préparation des dix fora européens de concertation (Pologne, Suède, Norvège, Irlande, France, Belgique, Portugal, Espagne, Italie, Grèce). Entre novembre 2012 et janvier 2014, il y aura la mise en place des neufs foras centrés sur six thèmes spécifiques identifiés : les océans sources d’alimentation, les océans et la santé, les océans lieux de vie et d’habitation, les transports maritimes, océans et emplois, lieux de tourismes et de loisirs. De mai 2014 à juillet 2015, sur la base d’une analyse des préoccupations, le projet va identifier une campagne de mobilisation plus large avec la mise en place d’actions concrètes réalisables sur le terrain, sources d’inspiration pour la DG recherche. Entre avril et juillet 2015, une conférence européenne rassemblera les conclusions et les acteurs de cette nouvelle vision des océans, que nous appelons de nos vœux, la "Blue Society".
Partenaires principaux du projet
Nausicaà est le co-concepteur du projet et coordinateur de ce dernier.
Six partenaires principaux sur une vingtaine au total : AquaTT, European Business Network (EBN), The European Network of Science Centers and Museum (Ecsite), Nausicaà, Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN), European Centre for Information on Marine Science and Technology (EurOcean).
Partenaires du projet
1/ Nausicaá - Centre National de la Mer – France
2/ EurOcean – Centre d’Information sur les Sciences et Technologies Marines –Portugal
3/ IOPAN – Institut d’Océanologie – Académie polonaise des Sciences –Pologne
4/ AquaTT – Irlande
5/ Université de Götenborg- Département de Sven Loven pour les sciences marines -UGOT – Suède
6/ Ciência Viva – Agence Nationale pour la Culture Scientifique et Technologique - Portugal
7/ Institut espagnol d’Océanographie – IEO – Espagne
8/ Costa Edutainment – Italie
9/ Aquarium de Finisterra (Aquario Finisterra) - Musées scientifiques de La Corogne -Mc2 – Espagne
10/ Foras na Mara - Marine Institute - Agence nationale de recherche marine - Marine Institute- Irlande
11/ Centre Hellénique de Recherche Marine – Institut d’Océanographie – HCMR – IO –Grèce
12/ Institut de Recherche Marine – IMR - Norvège
13/ Institut Supérieur Technique - IST- Portugal
14/ Association européenne des Expositions Scientifiques, Techniques et Industrielles – Ecsite – Belgique
15/ Union Internationale pour la Conservation de la Nature - Bureau régional pour l’Europe – UICN – Belgique
16/ Réseau européen des Centre de Business et d’Innovation – EBN - Belgique
17/ Université Nationale d’Irlande, Galway – NUIG – Irlande
18/ Réseau Océan Mondial – Belgique
19/ IFREMER – Institut français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer – France
20/ Studio K – France
Partenaires associées :
21/ Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature – UICN France
22/ Comité espagnol de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature – UICN Espagne
23/ Musée national d’Israël des Sciences, Technologies et de l’Espace – Centre Daniel et Matilde Recanati – Haifa – Israël
24/ Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique – IRSNB - Bruxelles
25/ Muséum National d’Histoire Naturelle – MNHN - France
26/ Musée d’Histoire Naturelle - NHM - Angleterre
27/ WHOWHATWHEREWHENWHY (W5) – Centre scientifique - W5 – Irlande du Nord
28/ Institut Flamand de Recherche Marine et Côtière – VLIZ – Belgique